Compte rendu visioconférence COVID-19 

Inspection Académie / représentants des personnels

le 23 mars 2020

L’Inspecteur d’Académie de la Lozère (IA48) a rappelé que dans cette période particulière tous les personnels Éducation Nationale grâce à leur mobilisation, ont permis la mise en place rapide des dispositifs connus à ce jour pour permettre la continuité pédagogique. Il a confirmé que huit centres sur tout le territoire départemental pouvaient accueillir les enfants des personnels soignants sachant que pour l’instant ils ne sont pas tous « utilisés ».

L’IA48 a confirmé qu’il n’y avait pas de matériels de protection (gants, masques…) prévus pour les collègues volontaires pour accueillir dans les  structures (écoles, collèges et lycées) les enfants des soignants.

Selon L’IA48 plus de 200 volontaires se sont manifestés pour la prise en charge sur le temps scolaire, 50 hors temps scolaires, la demande ayant été élargie en dehors des enseignants.  En l’état pour l’IA48, cinq enfants en âge d’être scolarisés en maternelle et cinq en élémentaires sont demandeurs,  un dans le second degré. L’essentiel des demandes concernent le bassin de vie mendois et celui de Saint Chély d’Apcher.

La FSU, comme les autres orga, a demandé que tous les personnels volontaires, sans que cela ne vienne en concurrence de l’accès de tous les personnels soignants à ces matériels de protection, aient accès aux matériels de protection. L’IA48 a pris note d’une remarque de la FSU pour inclure dans la méthodologie une réflexion sanitaire pour éviter de faire croiser trop de personnels volontaires.

Deux internats pourront être mobilisés (celui du collège du Bleymard et celui du collège de Marvejols) pour accueillir les enfants de l’aide sociale à l’enfance qui en auraient besoin. Sur ce point, la FSU a fait valoir que seuls des personnels volontaires seraient mobilisables et que les AED et Services civiques ne pourraient pas être contraints.

La FSU a dénoncé les différentes injonctions contradictoires (en particulier la lettre de la Rectrice aux parents datée du 22 mars pour que les parents aient accès dans les écoles et établissements a des outils informatiques et à des documents papiers), et a pointé le fait que les familles peuvent crouler sous le travail numérique demandé à leurs enfants. La FSU a aussi mis en garde notre administration départementale contre les atteintes importantes au RGPD (règlement général de protection des données) contenues par des nombreux supports numériques aujourd’hui vantés par des promoteurs privés. L’IA a reconnu que hors les outils CNED, ENT et Educhorus, les autres outils numériques contreviennent au RGDP.

Face à la volonté administrative de maintenir les différentes calendriers administratifs et pédagogiques, la FSU a du rappeler que le décret 82-451 régissant toutes les CAP dans la FPE ne prévoit aucune disposition autre que la réunion en présentiel. Les CAP ne peuvent pas se tenir en visioconférence et doivent donc être reportées sine die.

L’IA48 a indiqué que le CTA se tiendrait en visioconférence le 25 mars avec repli le 2 avril si vote unanime contre les mesures présentées (toutes les catégories de postes, et répartition académique entre les cinq départements des emplois du 1er degré).

L’IA a indiqué que le CTSD48  « carte scolaire 1er degré » est aussi prévu en visioconférence le 31 mars avec date de repli le 3 avril. La FSU et FO ont demandé son report après la période de confinement. Seule l’UNSA  a souhaité qu’il se tienne quelle que soit la manière selon le calendrier prévisionnel annoncé par l’IA.

 

Les élus FSU en CTSD48