En préambule, la FSU a lu sa déclaration liminaire (voir en bas d’article)

Le CDEN, instance qui clôt les opérations de carte scolaire, s’est tenu ce matin, co-présidé par le DASEN, le Préfet et la représentante du président du Conseil départemental, en présence des représentant.es des personnels, des représentant.es des élu.es et des partenaires des écoles. Une fois de plus lors de ce CDEN, aucun.e représentant.e des parents d’élèves n’était présent.e.

Préparation de la rentrée 2026 dans le premier degré

Le DASEN a présenté son projet de carte scolaire, inchangé depuis le CSA-sd du 3 avril.
Il a précisé que cette année, il y avait eu une attention particulière pour les écoles de 1,2 et 3 classes.
Les représentant.es des personnels de la FSU48 ont fait part de leur soulagement quant au moratoire sur ces écoles pour la prochaine rentrée scolaire ainsi que l’ouverture de la 5ème classe à Grandrieu mais n’ont pu que déplorer les fermetures de classe dans les écoles de Chanac et du Monastier.

Le gros point noir de cette carte scolaire reste le refus du DASEN de rouvrir la 2ème classe à Sainte-Colombe-de-Peyre. Alors que c’est bien l’Education Nationale qui a fermé la 2ème classe en septembre dernier, celle-ci voudrait faire reporter cette erreur (pourtant largement dénoncée par la FSU48 l’an dernier) et ses conséquences sur la collectivité. Le DASEN a affirmé ce matin qu’il ne rajouterait aucun moyen supplémentaire sur cette école et porte la vision d’une « fusion d’école déconcentrée » sur cette grande commune : une seule entité-école sur 2 lieux (Aumont-Aubrac et Ste Colombe de Peyre).
Pour la FSU48, ne pas mettre des moyens d’enseignement là où ils sont nécessaires, reste toujours inadmissible et met sous pression l’assemble de la communauté éducative de la commune Peyre-en-Aubrac.
De plus, cette volonté institutionnelle de développer UNE école fusionnée multisite sur les grandes communes nouvelles à la place de plusieurs écoles ; est dangereuse car présente le risque de réduire encore le maillage du tissu éducatif lozérien mais aussi territorialise les postes enseignants non plus sur une école précise mais sur toutes les écoles d’une grande commune.
En parallèle, la FSU48 a rappelé que l’ouverture des postes-ressources hors la classe (PAS et poste-ressources TND) n’est pas une priorité au regard de la nécessité d’ouvrir des postes devant élèves.

Le DASEN a ensuite fait part de ses inquiétudes au sujet des effectifs de certaines écoles en Lozère (notamment Lanuéjols, Aumont-Aubrac, secteur Langogne, secteur St Chély, St Alban-sur-Limagnole, Chambon-le-Château, Luc et Altier ainsi que les écoles à 2 classes ayant des effectifs entre 16 et 18). Nous avons contrebalancé ces propos avec la liste des écoles dont les effectifs poursuivent leur dynamique positive et qui requerront une attention particulière lors des prochaines cartes scolaires : Hures-Parade, Le Chastel Nouvel, Laubert, Le Rozier, Ispagnac.

La FSU48 a tenu à rappeler à l’ensemble des membres du CDEN que la moyenne d’élèves par classe lozérienne correspond exactement à celle des pays de l’OCDE, ce n’est donc pas un traitement de faveur pour la Lozère mais la France qui est une mauvaise élève avec une moyenne à 22. Quant à l’alerte sur la baisse démographique à venir, elle est disproportionnée. En effet, en 10 ans les effectifs du 1er degré en Lozère ont chuté de 15% et la DEEP prévoit une baisse identique pour les 10 prochaines années.

Le vote du projet du DASEN a récolté 10 voix contre (toutes les organisations syndicales + le représentant de l’UDAF), 1 abstention et 6 voix pour.

Préparation de la rentrée 2026 dans le second degré

Dans un contexte marqué par une baisse de 60 élèves, le DASEN a indiqué que la préparation de la rentrée 2026 avait fait l’objet d’une attention particulière de la part de la DSDEN, afin d’en limiter les impacts sur les établissements, les élèves et les personnels. La situation des ressources humaines, déjà largement évoquée en CSA ainsi que lors du groupe de travail préparatoire aux postes, avait suscité des inquiétudes, notamment de la part de la FSU, quant aux conséquences de cette baisse démographique dans un département caractérisé par un nombre limité de postes et de structures.

Les chefs d’établissement ont cette année bénéficié d’une notification anticipée de leur enveloppe globale, leur permettant d’anticiper le travail sur le maintien des postes, notamment dans les options et spécialités (FLS, occitan, etc.).

Malgré ces efforts, la rentrée 2026 sera marquée par la fermeture de deux classes de 6e, conséquence directe de la baisse des effectifs issue du premier degré. Ces fermetures concernent les collèges de Florac et de Saint-Chély-d’Apcher. À Florac, la situation faisait suite au report des heures allouées à l’UPP de Sainte-Énimie lors de la fermeture de ses supports pédagogiques. À Saint-Chély-d’Apcher, la baisse démographique est particulièrement marquée, avec également la suppression d’une classe en lycée. La FSU a exprimé ses regrets face à ces décisions.

Globalement, la rentrée 2026 se traduit par une diminution de 76 heures-postes à l’échelle départementale. Les échanges en instances ont permis de limiter les conséquences en termes de suppressions de postes, qui se traduisent néanmoins par la fermeture de quatre chaires : en musique à La Canourgue, en arts plastiques à Langogne (deux postes non pourvus), ainsi qu’au SPEA de Vialas (EPS/arts, suite à un départ à la retraite) et en histoire-géographie à La Canourgue. Concernant la situation du collègue dont le poste est supprimé, la DSDEN a indiqué qu’il pourrait bénéficier d’une mutation interacadémique.

Par ailleurs, une ouverture de chaire est prévue en SVT/physique-chimie au collège du Collet-de-Dèze, et un poste PAS sera financé sur les moyens du second degré.

Les organisations syndicales ont également alerté sur l’augmentation de la part des heures supplémentaires annuelles (HSA), au détriment des heures-postes (HP). Le DASEN a précisé que cette augmentation concernait principalement les établissements de plus grande taille.

La situation du collège du Bleymard a de nouveau été évoquée avec inquiétude. Son équilibre repose en partie sur l’accueil d’élèves extérieurs, notamment des élèves allophones (EANA) accueillis à la MECS de la commune, ainsi que des internes inscrits dans la section JSP (jeunes sapeurs-pompiers). Une campagne de communication a été engagée en fin d’année par l’établissement, en lien avec la DSDEN.

La FSU a interrogé le DASEN sur les difficultés liées aux transports depuis Mende vers cet établissement, demandant un engagement du département. En réponse, le DASEN a indiqué qu’une proposition était en cours d’élaboration avec les services départementaux. Des discussions ont également été engagées avec le SDIS afin d’assurer la pérennité de la section JSP, qui ne dispose toujours pas à ce jour d’une quatrième année de formation en partenariat avec l’Éducation nationale.

Enfin, les organisations syndicales ont souligné l’augmentation du nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) et le manque de structures adaptées pour les accueillir. Le DASEN a regretté de ne pas avoir pu ouvrir une nouvelle ULIS à Langogne, mais a confirmé la reconduction du renfort accordé au collège Marthe-Dupeyron pour l’année à venir.

Fermeture de l’UPP de Sainte Enimie

Concernant la fermeture de l’UPP de Sainte-Énimie, Madame Françoise Amarger a présenté la délibération de la commission permanente du 14 avril, indiquant que le département, propriétaire des locaux, s’est prononcé en faveur de cette fermeture. La FSU a voté contre cette décision, à l’instar du CDEN, dont le vote s’est réparti comme suit : 10 voix contre, 1 abstention et 6 pour.

Le préfet a maintenant 8 jours pour émettre des remarques et/ou valider le projet de carte scolaire du DASEN.
Le DASEN a invoqué que s’il n’y avait pas de nouvelle nécessité de carte scolaire, il n’y aura ni CSA ni CDEN en juin.

Déclaration liminaire :