Le 1 er mai est la journée internationale des travailleurs. Cette fête internationale instaurée à l’origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail est devenue une journée de célébration en mémoire des combats des travailleurs d’hier et d’aujourd’hui contre les pouvoirs économiques, financiers et politiques.

Cette journée de revendication des travailleurs pour l’amélioration des conditions de

travail, des rémunérations et des pensions, pour la limitation de la durée hebdomadaire du travail n’a pas toujours été possible (interdite sous le régime fasciste italien, transformée en Fête du Travail par le régime de Vichy…) avant d’être ré-instituée comme une journée chômée et payée dans le Code du Travail en avril 1947.

Ce 1 er mai 2017 se déroule dans un contexte particulier : le premier

tour des élections présidentielles a porté la représentante d’un parti

d’extrême droite aux portes du pouvoir présidentiel.

Les organisations syndicales signataires de cet appel s’inquiètent fortement d’un programme politique aussi éloigné des objectifs et des valeurs de solidarité, de justice sociale, d’égalité et de paix qu’elles défendent. Elles dénoncent les pratiques politiques des élus d’extrême droite qui brisent les solidarités, menacent les services publics locaux, développent la mise au ban des fonctionnaires, attaquent les institutions (justice…) et les

populations les plus fragiles.

Ce 1 er mai 2017 doit être le moment d’une mobilisation massive pour

poursuivre la lutte contre les politiques d’austérité et de répression

syndicale, pour revendiquer l’amélioration des conditions de travail de tous

les travailleurs et la défense de la fonction publique et des services

publics. L’austérité s’entend comme une diminution des « dépenses publiques » mais aussi comme la mise en œuvre de « réformes structurelles » qui dégradent le marché du travail (la Loi Travail El Khomri de 2016 et la loi Macron en sont de bons exemples), les droits sociaux, la fiscalité, les services publics, le niveau des salaires et pensions. Les politiques d’austérité, loin de résoudre les problèmes de la dette et de déficit, les accentuent et plongent les

peuples dans la récession, le chômage et la précarité, véritables boulevards aux idées d’extrême droite.

Les offensives contre le nombre de fonctionnaires, leur statut et leur durée

hebdomadaire de travail sont à rapprocher de celles contre le Code du travail. Elles s’appuient sur l’opposition entre travailleurs du public et du privé, exacerbées par celles et ceux qui cherchent à imposer des politiques de régression sociale. Les tenants de la suppression des emplois publics étranglent la capacité de l’action publique. Réduire encore le nombre d’agents, au soi-disant nom de la nécessité de l’équilibre des finances publiques, cache mal la volonté de soumettre des pans entiers de l’intérêt général à des intérêts privés.

Il est urgent de mettre fin à l’austérité salariale pour les plus faibles revenus, au blocage des pensions et aux inégalités hommes/femmes.

L’enjeu majeur de notre société est celui de la réduction des inégalités.

Quand, dans la sixième puissance du monde, 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et 3,8 millions sont mal logées, on est en droit d’attendre que les services publics puissent jouer tout leur rôle.



Qui peut encore penser que l’on développera l’emploi, que l’on fera

face aux défis démographiques et de santé publique, que l’on fera la

nécessaire transition écologique sans l’éducation, la formation, la

recherche, la santé, les services publics locaux ?

Rassemblement 10 h30

Place de la République à Mende

à l’appel de la CGT, de la FSU,

de Solidaires.

Un rassemblement est également organisé à Alès, devant la mairie, à 10h30

Source: fsu48